Contraintes et lois se référant à la manipulation génétique

Contraintes de la manipulation génétique

La manipulation génétique se heurte à plusieurs genres de contraintes d’ordre éthique. Parmi ces contraintes, celles qui sont infligées aux animaux  et qui sont classées en 4 degrés de gravité, de 0 à 3. Les expérimentations animales de degré 0 n'infligent  aucune contrainte aux animaux, par exemple des études d'observation du comportement des poules. Par contre, dans le degré de gravité 3, les contraintes infligées aux animaux sont très sévères, par exemple, lorsqu'on implante des tumeurs agressives dans les animaux, pour tester l'efficacité d'un nouveau médicament; ou qu’on leur cause des douleurs, des maux, des dommages, ou un état d’anxiété. Sont considérées aussi comme contraintes : les interventions modifiant l’apparence de l’animal, son avilissement, et son instrumentalisation abusive.

Toutefois, ces contraintes deviennent moralement acceptables quand elles répondent à des intérêts humains tels que : santé, sécurité, qualité de vie, acquisition de connaissances, intérêts économiques et intérêts de la protection de l’environnement, intérêts d’ordre esthétique, ou simple confort ; quand on produit  des animaux dont le lait ou le sang comportent des protéines utilisées par l’industrie pharmaceutique, ou des animaux dont les organes peuvent être utilisés pour une transplantation chez un être humain. Par contre, les contraintes relatives à l’usage des techniques du génie génétique deviennent inacceptables, quand celles-ci sont utilisées pour la production d’animaux de compagnie, d’animaux élevés à titre de hobby ou destinés à des compétitions sportives, ainsi que d’animaux uniquement destinés à augmenter la production de biens de luxe. Il s'agit par exemple des manipulations génétiques pratiquées sur les chats et les poules pour leur faire perdre leurs poils afin de servir d'animaux de compagnie a des personnes qui sont allergiques a leurs poils. Ces pauvres animaux finissent par mourir de froid en hiver ou a ne pas résister a certaines maladies. Il en est de même de certains animaux qui subissent les manipulations génétiques pour tirer de leurs glandes des substances qui servent a produire certains genres de parfums.

 



Lois sur la manipulation génétique

En Europe, les animaux transgéniques, n’étant fabriqués que dans les pays développés, sont fait, de manière générale, légalement, même s’il n’existe pas de directives nettes applicables portant spécialement sur le génie génétique. Ceci n’empêche, qu’en Europe, les manipulations sur le génome animal sont strictement contrôlées. Toute expérience pratiquée sur un animal, est faite obligatoirement à des fins agricoles, de même qu’à des fins scientifiques, essentiellement dans le domaine de la recherche médicale. Toutefois, plusieurs lois d’échelles nationales et régionales, imposent des limites aux expérimentations faites sur les animaux, à ne pas dépasser. Elles prennent en compte le bien-être animal, spécialement en Italie.

D’autre part, les Etats-Unis se trouvent être aussi avancés que l’est, l’Europe, dans le domaine du génie génétique. Cependant, le manque de données, sur les expérimentations reproduites sur les animaux, dans les laboratoires aux Etats-Unis, laissent suggérer l’inaccessibilité, au degré d’avancement, dans lequel elle s’y trouve actuellement. En outre, les lois à ce sujet, restent vagues et pas clairement présentés au public.

Par contre, les lois visant a protéger les animaux sont plus présentes, meme si elle sont peu nombreuses et vagues. En effet, une loi a été dictée en 1986, concernant les procédures scientifiques, pour protéger les animaux de la transgénèse. Cependant, aucun animal de laboratoire n'a été correctement protégé par cette loi. Même le Home Office (équivalent du Ministère de l’Intérieur, N.d.T.) a reconnu son inadéquation et a publié en 1999 des notes directives pour les candidats aux brevets qui tentaient d’utiliser ou de créer des animaux génétiquement modifiés. Ces notes stipulaient, par exemple, que les souris devaient être âgées d’au moins 5 semaines avant de subir une sur-ovulation à coups d’injections hormonales (après quoi elles seraient tuées dans le délai d’une semaine pour recueillir leurs œufs/embryons). Les notes spécifiaient également un maximum de 0.5 cm pour la coupe des bouts de queue ou un retrait maximum de 15% du total du volume sanguin lors de saignées de la queue pour le typage ADN.

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